Cela fait déjà 10 mois (O-M-G!!!) que je suis maman pour la seconde fois.
Qu’on se le dise, c’est beaucoup de bonheur, de sourires, de câlins et d’amour. J’ai aimé si fort lorsque j’ai tenu Joséphine pour la première fois dans mes bras. Et j’ai aimé tout autant quand Théodore est arrivé à son tour. Je ne pensais pas que l’on pouvait aimer à ce point et pourtant… J’aimais déjà très fort avant d’avoir des enfants (mon chéri, mes amis, ma famille, …) mais ici, je vous parle d’un amour différent. D’un amour inconditionnel.
J’entends par là que ton enfant a beau être insupportable parce qu’il n’a pas voulu faire de sieste et qu’il pleure (et encore, là, on s’en sort bien si on n’atteint pas le stade de la colère) à la moindre contrariété (du type: Tu préfères prendre une douche ou un bain? Ou encore: On va aller lire une histoire dans ta chambre?). Même après (surtout après, en fait) ces moments horribles plus difficiles pendant lesquels tu hésites à ramener ce petit truc qui bouge et hurle à la maternité contre remboursement ou à le laisser chez la voisine (qui, elle, a l’air de très bien gérer ses enfants) pendant les 3 prochains mois, il suffit que la chair de ta chair s’apaise, te parle doucement, s’approche de toi ou te regarde simplement avec ses yeux de Chat Potté et tu oublies instantanément ce qui vient de se passer. Non seulement, tu oublies mais en plus, tu l’aimes à nouveau aussi fort si pas plus que le jour de sa naissance.
Mis à part l’amour, la joie et le bonheur que te procure ta progéniture, il y a tout de même certains points qu’il faudrait soulever avant de décider d’avoir un ou plusieurs enfants.

Avoir du temps pour soi et pour son couple
Un premier enfant bouleverse l’équilibre du couple, rend les imprévus un peu plus compliqués, chamboule nos priorités et nous donne l’impression de ne plus avoir beaucoup de temps pour nous.
L’arrivée d’un deuxième enfant te fait directement comprendre que finalement, avoir un enfant, c’est easy game, easy pizzi, finger in the nose.
Avec un seul enfant, tu peux profiter des ses siestes pour ranger, lire, te laver, manger, dormir toi aussi. Quand tu l’allaites, tu le fais devant une série en espérant que l’allaitement se termine en sieste et que tu puisses t’enfiler 2-3 épisodes d’affilée. Si maman est fatiguée, papa prend le relais et vice-versa.
Avec deux enfants, c’est… C’est… C’est… C’est autre chose. Il faut d’abord gérer la crise du premier qui est très fier de devenir grand frère ou grande sœur mais qui te fait bien comprendre qu’on ne lui a pas demandé son avis à ce propos et il te le fait bien payer. Très bien payer. En plus de cela, si maman s’occupe de bébé, papa s’occupe de la grande. Si maman s’occupe de la grande, papa s’occupe de bébé. Quand tu allaites baby 2, baby 1 a soudainement besoin de toi pour quelque chose qu’il ne sait pas faire seul.
Bref, tu sens assez rapidement qu’il va être compliqué de penser à toi et à ton couple pendant les premiers mois. Même si, bien entendu, on ne fait pas d’enfant pour penser davantage à soi, on est bien d’accord! On m’avait dit pour la première: Tu verras, une fois qu’elle aura 2 ans, tu vas revivre! Plus qu’un an et 2 mois. Patience.

Le sommeil
Un bébé n’est pas l’autre. Mais mis à part certains mythos, je ne connais personne qui a eu un bébé qui a directement fait ses nuits. Ma pédiatre dirait: Si votre enfant se réveille pour manger ou pour se rassurer dans vos bras mais qu’il se rendort juste après. Il fait ses nuits. Mais pas les vôtres, pas des nuits d’adultes. C’est ça la différence.
Lardon 1 a fait des nuits de 8 heures ou plus à partir de 4 mois mais faisait des siestes à n’en plus finir. Ça passait crème, clairement. Avec Lardon 2, c’est (comment dire?) autre chose. S’il faisait 45 minutes de sieste 2 fois par jour, on s’en sortait bien. Heureusement, depuis ses 8 mois et surtout depuis notre dernière visite chez l’ostéopathe, ça y est!!! Il fait des nuits complètes et les siestes peuvent durer jusqu’à 3 heures. Yihaaaa! Mais on a eu peur! Vers 7 mois, il se réveillait toutes les 3 heures… Oui, tout à fait, comme un nouveau né…
Si vous êtes en plein dedans et traversez ce genre d’épreuve, je vous souhaite beaucoup de courage et de patience. On me dit dans l’oreillette que tous les enfants finissent par dormir… Il ne vous reste plus qu’à prier pour que cela arrive le plus tôt possible. Je sais que certains parents endurent cela pendant des années… Je ne sais pas si cela peut tout solutionner mais si le rituel du dodo ne suffit pas, l’ostéopathie, la micro-kiné et la kinésiologie peuvent aussi aider.

Retrouver sa ligne et son corps
Je sais qu’il faut se laisser du temps. On dit souvent: 9 mois pour faire grandir le bébé et 9 mois pour perdre ce « nid » construit pour lui. J’avais déjà testé pour Joséphine. Je n’ai jamais retrouvé mon poids d’avant grossesse. En sachant que 2 ans et demi séparent mes deux grossesses… L’allaitement peut aider mais pas forcément (voir mon article « Deux écoles »).
En ce qui concerne le corps, on peut avoir des cicatrices, des vergetures. Pour ma part, je n’avais absolument rien eu pour la première et j’ai deux petites traces souvenirs de ma deuxième grossesse près du nombril. Ça me va. J’accepte.
Pendant et un peu après mes grossesses, je mettais de l’huile matin et soir à peu près tous les jours. J’utilisais l’huile Weleda prévue à cet effet mais je pense que toute huile végétale peut faire l’affaire. Mon gynécologue m’avait néanmoins expliqué que le fait de bien hydrater pouvait aider mais que c’était avant tout une histoire de peau qui marque ou non: certaines femmes ont mis de l’huile quotidiennement pendant leur grossesse et ont quand même eu des vergetures et d’autres n’ont rien mis et n’ont rien eu comme cicatrices. À bon entendeur…

L’organisation
Quand papa était en congé de paternité (15 jours dans son cas contre 10 pour la plupart des hommes: on en parle ou pas?), on fonctionnait un peu en free style. Par exemple, donner le bain à l’aîné le matin et le soir pour le cadet. Mais on s’est rapidement rendu compte que ça n’irait pas comme ça. Il va falloir S’OR-GA-NI-SER! Nous qui sommes les rois de l’organisation, ça tombe à pique!
Je trouve qu’avoir un deuxième enfant demande vraiment, vraiment beaucoup d’organisation. Si c’est naturel chez vous, ça devrait bien se passer et ne pas trop chambouler votre fonctionnement à ce niveau-là. Chez nous, c’est cela qui nous a pas mal fatigués. Ça et le fait qu’on a mal dormi pendant 8 mois. Maintenant qu’on est mieux organisé (faut pas rêver, hein! On ne change pas une équipe qui gagne!), les choses se mettent bien. C’est plutôt en terme de temps qu’on a plus de mal. On ferait bien des journées de 28 heures, en fait.

Le lâcher-prise
Les règles que tu avais mises en place pour le premier ne vont pas forcément être respectées avec le deuxième ou risquent de changer, d’évoluer. Et ce n’est pas négatif, bien sûr que non. Rien n’est immuable. Mais ce besoin de trouver ses propres limites et de les faire comprendre à l’enfant va à nouveau avoir lieu. (Je sens que je pourrais faire un article complet sur le lâcher-prise. Ça vous intéresserait?) Et ce qui va en sortir, sera probablement différent de ce qui avait été mis en évidence préalablement.
Pour tout ce qui est entretien de la maison, tâches ménagères, cuisine, jardinage et j’en passe, il est également primordial de lever le pied. Il va être compliqué de tout gérer comme un chef (d’autant plus que si, comme moi, tu ne gérais déjà pas tout avant l’arrivée du deuxième petit trésor ou même avant la venue du premier). Il faut, ici aussi, choisir ce qui nous semble prioritaire et faire pour un mieux. Et éventuellement demander de l’aide même si cela est parfois difficile.

L’évolution du bébé
Je me rappelle que j’étais impatiente de voir Joséphine grandir, de savoir le caractère qu’elle aurait, de l’entendre parler et de la voir marcher… Ici, pour Teddy Boy, et cela est certainement dû au fait que ce soit (à priori) notre dernier enfant (fille et garçon, le choix du roi, un nombre pair, notre âge avancé, tout ça tout ça), c’est tout l’inverse. J’ai envie qu’il reste petit. Pour toute la vie. Notre petit bébé. Déjà si grand. Je vais pleurer. (Je ne suis en tout cas pas pressée qu’il atteigne le « fucking four » que l’on traverse depuis une semaine. Un article complet là-dessus? Quelqu’un?)
Le fait de savoir vers quoi nous allons, de connaître les étapes suivantes est aussi rassurant. Même si je suis évidemment curieuse du petit être qu’il va devenir, je profite de chaque moment, de chaque étape (facile ou non), et je laisse le temps faire son oeuvre. Je laisse ce bébé prendre le temps dont il aura besoin pour évoluer et grandir à sa façon.
N’est-ce pas une jolie façon de clôturer ce nouvel article qui m’aura pris beaucouuuup de temps?
N’hésitez pas à partager vos expériences, vos conseils, vos états d’âme.
Love sur vous.
Tchuss!


